Ça y est... 

 

Je dois bien avouer que j'ai pris mon temps et que je l'ai savouré...

Mais commençons par le début, je vous plante le décor vite fait bien fait :

Tout à commencé lorsque j'ai quitté ma Provence natale pour suivre mes études... au Havre. Seule.

Plus de famille, pas encore d'amis... Il faut bien s'occuper me direz-vous. Alors j'ai pris mes petites pa-pattes (et oui pas encore le permis, mais c'est chose faite) et je me suis dirigée vers la plage. Mais bon, la Manche mi-septembre c'est pas trop ça quoi. Donc, au bout d'une heure de déprime à fixer l'horizon, j'ai sorti l'arme du crime pour la première fois. Un paquet de Chameaux et de quoi faire du feu.

Et là ce fut le drame...

4 ans a m'intoxiquer quotidiennement (ou presque).

Cigarette


Mais aujourd'hui c'est décidé, j'arrête.

(Pour la 1ère fois – je précise)


Pourquoi ?

Mouahaha...

  • L'odeur de tabac froid à quelque chose d’écœurant, enfin pour moi. L'haleine, les cheveux, les doigts...

  • Les dents qui jaunissent. Moi qui avait l'habitude du sourire Barbie AquaFresh, malgré le Blanc Maintenant*, rien n'y fait. Bon c'est pas encore catastrophique mais si on pouvait éviter que ça empire...

  • Le souffle. Ah oui, comme une bonne résolution de rentrée n'arrive jamais seule, j'ai aussi décidé de me remettre au sport après 3ans de larvage. Lundi je reprends le Hand et déjà que j'appréhende la difficulté de la chose, si en plus je continue de souffler comme un bœuf après 2minutes de course, ça va pas le faire.

  • L'homme. Oui, parce que l'homme parfait que j'ai à la maison ne fume pas, ne comprend pas pourquoi je fume et râle dès qu'il sent que j'ai fumé une cigarette même 3h après.

  • La dépendance. Marre de devoir toujours courir après [au choix] un tabac, un briquet (ou toute sorte de chose capable d'allumer une clope), quelqu'un-qui-a-une-clope-à-dépanner.

* Comprenez White Noooow


Voilà.


Donc revenons-en au début... Ah oui c'est vrai :

Ça y est... 


Je dois bien avouer que j'ai pris mon temps et que je l'ai savouré... Je t'ai roulée toi, petite veinarde, il reste encore de nombreuses feuilles dans le paquet et pourtant, tu as été l'heureuse élue. Un filtre, et une petite poignée de tabac juste assez pour faire une cigarette parfaite. Ni trop molle, ni trop serrée. Après l'avoir délicatement fait rouler entre mes doigts, je suis sortie armée de mon feu pour faire partir en fumée cette maudite accoutumance.

 

Jte jure, si j'avais pu, j'aurais fumé mes doigts tellement dire adieu à ce petit bout de cigarette presque terminée était difficile. J'ai retenu mon souffle, je l'ai écrasée jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Puis, doucement, j'ai laissé la fumée ressortir, en faisant quelques cercles.

(Une petite prière d'encouragement, hop ! Tant qu'à faire de mettre toute les chances de son côté...)

 

Ensuite, petit rituel, un grand verre d'eau pour chasser le goût (et un Mister Friiiiize parce que quand même, faut pas exagérer) ; mon fidèle ami le gel Hydroalcoolique pour débarrasser mes doigts de cette odeur dégueu. Pour finir en beauté, j'ai caché tabac-feuilles-filtres-feu au fin-fond de mon sac (ça fait beaucoup de « F », non ?) afin de m'en débarrasser plus tard.


Voilà, maintenant tu connais le pourquoi du comment de ce blog.

Et dire que j'en suis seulement à Heure+1 … le combat va être rude.

 

Keep Fighting !